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Christophe 40 ans

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Endurance ultra des Templiers
23/10/2009


Prochaine course

???

Mardi 30 septembre 2008 2 30 09 2008 18:40
Depuis le début du mois de septembre je suis V1 et j’avais décidé que ma première course serait ce 100 km, j’en ai également fait mon objectif number one de l’année.

Préparation :

Réservation de l’hébergement en mai.

Entraînement : Ce sera le premier plan d’entraînement de l’année que je suivrais : le plan Bruno Heubi 100 km de Millau me semble tout à fait approprier. J’ai suivi ce plan à plus de 90%. J’ai même fait une sortie avec Denis mon accompagnateur.
Stratégie : Après avoir étudier les tableaux des différents meneurs d’allure, j’élabore le mien.
Méthode Cyrano (alternance course et marche)
Départ cool entre 9 et 10 km/h pour la première heure, ensuite conservé une vitesse stable entre 9.5 et 10 jusqu’au marathon.
Je pense rejoindre le second meneur 11h dans la montée vers le Viaduc. Et rattraper le premier vers St-Affrique.

J-6 : Denis atteint par un virus ne pourra m’accompagner, j’ai quelque jour pour chercher un nouveau suiveur.

J-4 : Dernière sortie, un peu plus de 30mn all 100, FC trop haute (première alerte)

J-1 : En arrivant sur Millau je découvre des petites flèches jaunes sur la routes durant près de 10 kms et un viaduc. Bon je sais aussi maintenant que je vais devoir me passer de suiveur.
Rencontre avec Airv44

J : petit dejeuner correct, peu de stress, je prépare mon sac à déposer.

Equipement :
- Debardeur du club
- Cuissard
- Cardio
- chaussettes run finger (celles avec les doigts de pied)
- manchon BV
- Mizuno Creation 7 (celle qui ont fait le retour Sarlat-Belvès)
- casquette
- bandeau
- ceinture porte gourde overstims du pack marathon
- coupe vent (style Kway ou couche-culotte)
- frontale Tikka Petzl
- quelques gels (bientôt périmé)

Je croise Cagouille
Me voilà parti pour le pointage.
Euh j’ai comme l’impression d’avoir oublié quelque chose. Mer.. mon sac est resté au mobil-home. Trop tard.
Je rencontre Zeltron, puis Bourgui (celui qui fini 4°), pas d’autres connaissances.
Départ du parc de la Victoire ou j’interpelle Airv44, direction la ligne de départ.

10 H : température agréable, le départ est donné, je pars sans me soucier des meneurs d’allures. Tiens une casquette 11h : Jean-Marc ou Stéphane c’est Jean-Marc qui me répond, je le laisse filer, peu après j’aperçois Stéphane et m’installe dans son groupe. Les groupes fonctionnent en Cyrano mais sur les mêmes alternances, ce qui fait que les deux groupes se double et redouble régulièrement. Comme les 20 premiers km sont à peu près plats le groupe avance tranquillement, j’ai tout de même l’impression que le rythme est un peu plus rapide que prévu mon cardio est un peu haut mais je suis tout de même. Passage au 10 en 56mn07s. Je passe brièvement au ravito histoire de manger mais très peu boire un peu et remplir mes petites gourdes et repart sans me soucier des meneurs d’allures. Je passe au 20° en 1h53’31, fin de la première partie du parcours dite plate sur le programme.
Un petit raidillon court et je suis sur le chemin du retour, le parcours est maintenant un peu vallonné. J’aperçois le dossard 1003 et en profite pour faire la connaissance de Jymm.
La chaleur commence à être bien présente, en discutant avec Cyrano, j’apprend qu’il n’aime pas la chaleur, moi aussi c’est mon ennemi, mais au lieu de ralentir, je pars devant le groupe, enfin pas très longtemps, 25° : 2h22’52, je prends enfin conscience que ma vitesse est trop élevé, mon cardio me le signale aussi depuis quelques minutes, je ralentis un peu et redemande à Cyrano ou se trouve Stéphane, il me répond qu’il est un peu en arrière (là ou je devrais être quoi), 30° : 2h53’12, je décide enfin à passer à un rythme plus lent (euh je suis plus capable de suivre celui auquel je suis parti), le deuxième groupe 11h a vite fait de me reprendre, 35° 3h26’21 je suis cuit, peu après le ravitaillement Cyrano est assis dans le fossé, moi je suis maintenant incapable de rester dans le groupe des 11h, mon cardio qui bipe sans presque sans arrêt m’énerve, mon coupe-vent (couche-culotte) me gonfle, cela commence à me faire ch…, d’ailleurs mes intestins commencent eux aussi à se plaindre.
Retour sur Millau, le camping du Viaduc n’est plus très loin, j’ai franchement envie d’en finir, je suis parti comme un bourrin, il fait trop chaud, mon objectif est inaccessible, c’est décidé je dépose au minimum le cardio et le coupe-vent. Passage devant le camping Nathalie est là, allez je me force à sourire pour la photo, j’en profite donc pour m’alléger, km 40 : 4h00’08, direction le parc de la Victoire pour finir le marathon, je croise Airv44 en lui laissant entrevoir mon futur abandon. Les marathoniens en finissent eux. Pour moi c’est un passage en 4h15’19 soit 26mn de moins que l’an dernier à Belvès, le meneur des 11h est sur le point de repartir, moi je n’ai toujours pas pris ma décision, Stéphane repart, moi je me ravitaille un peu surtout en liquide, je sens que le solide ne passe pas.
Moins de 3mn plus tard je me fais pointer 4h18’23 (389°) puis repart pour aller jusqu’au Viaduc histoire de se faire prendre en photo. Alors que cela redescend dans Millau c’est à peine si j’arrive à avancer, plus jamais cà, faut vraiment fou pour vouloir faire un 100, je ne suis pas fait pour l’ultra…., à gauche direction le camping, à droite pour Creissels, bon j’y tiens à la photo. Km 45 : 4h41’14. Ravitaillement à Creissels, je repars, non décidément je n’en peux plus, je m’appuie sur une rambarde, allez avance bonhomme, sortie de Creissels, il y a un banc sur le bord de la route, je m’assois, je fais le point, des coureurs passent et m’encouragent, non pas maintenant, c’est alors que le premier train de 12h passe et arrive à me faire relever, merci Christophe et les autres.
Vu que la montée se fait en marchant j’arrive presque à suivre. Je sympathise rapidement avec Jacques un normand qui lui aussi est à la peine, bientôt le sommet Christophe et son groupe ont repris le mode course, avec Jacques nous nous y efforçons, mais sommes définitivement lâcher, ca y est la photo, je continue avec Jacques, même dans la descente il n’est pas évident de courir, passage à mi parcours (50) : 5h27’24 allez direction St-Affrique pour voir cette fameuse cote de Tiergues (on ne sait jamais si je décidais de revenir une autre année pour finir ce fameux 100km). St Georges de Luzencon, nous avançons lentement mais nous avançons quand même. Ce long faux plat n’en fini pas. Km 55 : 6h09’21. Je me surprend à rever (à ce rythme nous serons de retour vers …). Bientôt St-Rome de Cernon. Km 60 : 6h47’22, on sort de St-Rome ca y est j’y suis dans la fameuse cote de Tiergues. Nous la ferons en marchant, dans celle-ci nous croiserons le premier, un rapide calcul il devrait en finir en un peu moins de 8h, les premiers aussi ont du souffrir. Nous les encourageons tous, je pense que je vais bientôt voir Bourgui qui m’a annoncé vouloir faire moins de 9h. Ca y est l’ascension est terminée, c’est à peu près à ce moment que le second train de 12h nous rejoint. J’y retrouve le Squale suiveur de …. Euh là j’y comprends plus rien ce n’est pas Marcel avec qui j’ai discuté la veille mais Stéphan qui l’a remplacé. Si j’ai réussi à m’intégrer aux troupeaux ce n’est pas la cas de Jacques (j’ai des remords à l’avoir abandonné). Km 65 : 7h35’12. J’arrive enfin à recourir avec plaisir, j’aurais même tendance à repasser devant le groupe, mais j’écoute et respecte le rythme donné par Stéphan. Le Squale (girondin pour son travail, mais millavois de naissance, nous présente avec un peu d’avance le circuit, il rassure aussi le groupe en disant que le rythme est parfait que nous avons quelques petites minutes d’avance sur le programme, par contre quelqu’un à du déplacer les panneaux kilométriques, car nous les trouvons toujours lointain. Je n’ai pas vu Bourgui mais j’aperçois Airv44, vas-y RV, Km 70 : 8h07’02 cela faisait bien longtemps que je n’avais pas couru aussi vite (9.4km/h). St-Affrique nous voilà, là j’ai un peu de mal à suivre, pas grave tant que l’élastique ne craque pas.
La mi-parcours de la deuxième boucle 8h13’31 (429°), j’y rejoins le groupe passe brièvement au ravito, je ne devrais plus avoir besoin de mes lunettes de soleil, je les confie à Vincent et repars aussitôt en marchant, le groupe me rejoindra rapidement. Nous ressortons de St-Affrique pour remonter la cote de Tiergues. Stéphan nous fait alterner course et marche cela me convient mieux, d’ailleurs j’ai tendance à courir un peu plus vite que le groupe donc je marche plus longtemps que le groupe, c’est ainsi que ferais le yoyo un coup 10m devant un coup 10m derrière. Nous croisons les groupes 13, ils sont nombreux, un peu plus loin Zeltron mais comme il ne fait pas encore nuit, ses leds ne sont pas encore branchés, ensuite les 14h, aïe je sens que les crampes sont proches. Notre groupe s’est encore renforcé (plus de 20 personnes) mais la cote sera plus forte pour beaucoup d’entre eux. Km 75 : 8h48’58. Le ravitaillement, je suis toujours aussi bref au stand, Coca ou eau gazeuse et eau plate pour remplir mes fioles. Au sommet le groupe a fondu nous ne sommes plus que 3 à accompagner Stephan. La descente se passe bien, même si je l’appréhende, l’an dernier j’avais une ampoule qui avait explosé dans la descente des Milandes. Km 80 : 9h28’37. St-Rome-de-Cernon la nuit tombe, il est temps d’allumer nos frontales. Maintenant c’est un faux plat descendant jusqu’à la dernière difficulté. Le rythme de course du groupe me convient de moins en moins, j’adapte du Cyrano pour rester près du groupe, je ne veux pas me retrouver seul tout de suite. Km 85 : 10h04’27. Cette portion entre St-Rome et St-Georges est longue. A la sortie de St-Georges se présente la dernière difficulté, mais Vincent ou est donc ce panneau 90 enfin km 90 : 10h43’48, allez encore 1h15. Fin de la cote, quelle vue magnifique, ce viaduc éclairé et surtout ces lumières au fond le vallée. La descente, cela descend à 7% par endroit aïe Km 95 : 11h22’49. Creissels, je fais l’impasse du dernier ravito, je veux prendre un peu d’avance, finir sous les 12h, je deviens égoïste, je m’isole, prend un peu d’avance, contrairement à Belvès je me sens incapable d’accélérer ce serait plutôt, je dois lutter, dans Millau je marche, les gens ont beau vous dire que vous y êtes, j’ai du mal à courir, je garde le peu qu’il me reste pour le parc de la Victoire. J’entre dans la salle, c’est magique : 11h59’16, j’ai l’impression d’être un héros. Bon maintenant j’attends que Stéphan franchisse la ligne pour le remercier.

L’ambiance dans la salle est fantastique.

J’ai encore appris énormément.

Une chose est sur, je reviendrais au 100 km de Millau
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