Endurance ultra des Templiers
23/10/2009
Prochaine course
???
J’ai fait mon premier 10 kms en 1994 dans un temps proche des 53 minutes, enchaîné six mois plus tard sur semi en un peu moins de 2 heures, tout cela presque sans entraînement. Début d’entrainement un peu structuré en 1998 ou je réaliserai une bonne perf sur semi (1h30’02’’), ma plus grosse désillusion sera pour le semi suivant en 1999 plus de 2h, arrêt de la course à pied après cet échec. Arrêt de toutes mes activités sportives (foot et rugby en loisir) à partir de l’été 2002 suite à une grosse entorse, test de reprise à l’automne vite arrêter suite à des problèmes de santé : interdiction de toutes pratiques sportives. Reprise fin d’été 2004 et depuis je ne m’arrête plus.
Merci Laurent Colas et Jean-Pierre Monciaux pour leur excellent site Athlete-endurance, ainsi que William Robrecht pour son carnet d’entraînement.
J'ai enfin pu remettre un dossard, le dernier datant d'il y a 3 mois sans aller au bout de la course.
Une nouvelle fois ce fut un départ trop rapide et surtout une fin dans la douleur : environ 30 mn avec des crampes plus ou moins méchantes, mais surtout avec la joie de terminer ce trail.
2h07mn42s, j'y ai amélioré mon temps de 8s, mais le parcours a été modifié.
184/387 au génral 70/130 en V1M.
Résumé du week-end.
Samedi matin lever à 6h, petit déjeuner.
Départ à 7h, pour retrouver les Barjots des Cotos, je passe chercher UTM, direction chez GDB, ou nous retrouvons Francky qui nous conduit jusqu’au CREPS. Départ en minibus Logan, Didier, Gjoss, direction le sud nous devons faire une halte à Langon pour récupérer Fred et Kak.
8h30 la bétaillère est pleine, ça chambre pas mal, de pause-pipi en pause-pipi, nous arrivons vers 13h sous le viaduc de Millau, non pas la P1 seulement de l’autre coté. Le repas terminé nous reprenons la direction du Parc de la Victoire. Prenons un café. Enfin nous nous préparons, comme cela nos affaires seront sur place au retour cela évitera un peu stress à certains.
Direction la gare pour prendre la navette, les Barjots sont déchaînés, bonne ambiance.
Arrivée à Rodez, retrait des dossards où nous retrouvons deux autres Barjots Daniel et le Grand Jeannot ainsi que son binôme Patrice.
Mon portable se met à sonner, sonnerie très discrète c’est Arthurbaldur, je vais enfin pouvoir croiser le Team GCO Lyon.
Salut Arthurbaldur et Jeanmik.
Retour dans le clan des Barjots, nous quittons la salle, pour un café, jusqu’au départ.
Nous rejoignons le SAS, j’appelle Arthurbaldur qui arrive avec son Team, Biscotte les a rejoint.
La course
Partie 1 :
Le départ est donné, j’essaie de rester avec les Lyonnais, mais je les perds rapidement de vue, je me retrouve sans connaissance. Pas longtemps je rejoins GDB et Fred avec qui nous bouclerons la première étape, enfin presque car Fred (le basque) se fait plaisir dès que cela grimpe, juste avant d’arrivée au ravito nous retrouvons plusieurs Barjots. Cette étape est bouclée en un peu moins de 2h30 pour 18km selon le road-book plus de 20 sur les GPS.
Partie 2 :
Le ravito fut bref, il fait trop chaud dans la salle, je dis à GDB que je repars, il en fait de même, dans le premier raidillon boueux je me lasse très vite à chercher à éviter celle-ci, j’y vais tout droit.
Tiens le binôme Arthurbaldur et Biscotte nous interpelle quand il nous double, un petit effort avec GDB pour revenir à leur hauteur et nous nous retrouvons à quatre pour une bonne partie de cette deuxième étape. Mes douleurs au bas du dos se sont maintenant bien réveillées, les crampes commencent elles à se manifester, je baisse donc un peu le rythme et voit donc les compères Lyonnais s’échapper, GDB m’attend. Nous alternons de plus en plus la course et la marche, pour finir cette deuxième étape après un peu plus de 5h de course.
Partie 3 :
J’ai mal au dos, plus vraiment envie de continuer, mais je ne peux me résoudre à abandonner GDB qui rentre dans l’inconnu au niveau temps de course. Nous prendrons un peu plus de temps à ce ravito, je contrôle l’état de mes pieds, rien de bien méchant je peux repartir.
Après plus de 5 mn d’arrêt nous repartons, houlà mais c’est qu’il ne fait pas chaud du tout. J’ai de plus en plus de mal à courir, les 30 derniers km risquent d’être très long, intérieurement je pense de plus en plus à l’abandon, j’en fais part à GDB un peu plus tard, même si dans l’ascension vers les Ruines Romaines nous dépassons quelques concurrents, ma décision est définitive, c’est au sommet que j’encourage GDB à partir seul pour la fin de cette aventure.
Je suis enfin seul, je peux laisser les larmes couler. Je surveille lorsque des concurrents me passe, je verrais Logan en restant silencieux. J’arrive au Cloitre Comberoumal magnifique, la descente sur St-Bauzely l’est tout autant, mais après plus d’une heure de marche, je me fais pointer 7h33 de course. L’encouragement des bénévoles ne me fera pas changer d’avis, 18 km font bien 5h dont je n’ai pas envie.
Partie 4 :
J’ai eu la chance de trouver presque aussitôt une voiture rentrant sur Millau. Arrivée au parc de la Victoire, il fait vraiment froid, direction le minibus pour me changer, je rejoint ensuite la salle pour déguster une vraie bière.
Je consulte ensuite la liste de ceux qui sont déjà arrivés, aucune connaissance, je me dirige donc à l’entrée du parc, pour encourager les valeureux guerriers, Francky arrive très rapidement, je l’accompagne dans son sprint.
Je retrouve UTM et Fred qui ont eux aussi subit la dure loi de l’abandon.
Moins d’une heure plus tard ce sera l’arrivée triomphale du Petit Jeannot. Je loupe l’arrivée d’Arthurbaldur, grand vainqueur du défit Girondins-Lyonnais.
Pendant que je prendrais mon repas d’après course, le speaker annonce l’arrivée de Biscotte, je pars rapidement pour le retrouver et c’est à ce moment que j’apprends qu’Arthurbaldur était arrivée.
Peu de temps après c’est l’arrivée de GDB celui-ci qui fut ralentit par un boulet
Je repars une nouvelle fois à l’entrée du parc pour accueillir Logan suivi de près par Kak et Didier, Gjoss n’arrivant qu’au petit matin.
Nous quittons Millau au petit matin pour rejoindre notre Gironde beaucoup plus plate.
Je suis convaincu que j’aurais pu finir en marchant, mais ne regrette en rien mon abandon.
Dimanche je ne voyais pas retourner dans l’Aveyron pour l’Ultra Endurance des Templiers, je dois faire un bilan médical avant d’arrêter ma décision.
Kristof qui a passé un super weenk-end, bon c’est vrai qu’il aurait été parfait en terminant la PDS.
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